Stagnation de l’inflation à 2,5% au mois d’août

L’inflation s’est établie à 2,5% sur un an au mois d’août, en stagnation par rapport aux chiffres précédents (ČSÚ). D’après les données publiées ce lundi par l’Office tchèque des statistiques, les prix à la consommation ont augmenté largement en raison de la hausse de ceux des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées. Pour corriger l’inflation, la Banque centrale pourrait être tentée de rehausser une nouvelle fois ses taux directeurs.

Photo illustrative: Vitali SmolyginPhoto illustrative: Vitali Smolygin Selon l’agence de presse ČTK, l’inflation au mois d’août a été très légèrement inférieure aux prévisions des analystes. Symbole de cette hausse des prix, l’augmentation du prix du beurre, presque de 50%. Mais de nombreux autres produits alimentaires sont également plus chers que par le passé. Le prix de la viande a augmenté de 5,8% en août, celui des œufs d’un tiers. Le phénomène est similaire pour les produits laitiers, mais également, dans une moindre mesure, pour les carburants, dont le prix avait plutôt baissé ces derniers mois.

Les services de la téléphonie mobile ont en revanche vu leurs prix baisser de plus de 15%. Des baisses, plus sensibles, ont également été enregistrées pour ce qui est des biens mobiliers, de l’eau et du gaz.

Début août, la Banque nationale tchèque (ČNB) a redressé ses taux directeurs, une première depuis environ dix ans. L’un des objectifs poursuivis était de faire en sorte de maîtriser davantage l'inflation. Pour l’institution monétaire, l’idéal pour l’économie tchèque serait une inflation tournant autour de 2%. Etant donné les nouveaux chiffres publiés ce lundi, certains analystes estiment que la Banque centrale devrait procéder, comme elle l’envisage, à une nouvelle hausse de ses taux directeurs. Une décision qui pourrait survenir au mois de novembre.

La ČNB ne se dit par ailleurs par surprise par le niveau de l’inflation. Ce qui déjoue plutôt ses estimations, c’est la croissance de l’économe tchèque. Au deuxième trimestre, le PIB tchèque a crû de 4,7%, alors que les prévisions tablaient sur un chiffre de 3,5%. D’après l’analyste Jan Bureš, cité par la Télévision tchèque, cela pourrait être un nouvel argument en faveur de la hausse des taux directeurs.